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ADMF - Items filtered by date: mars 2016
jeudi, 31 mars 2016 00:00

Fès : Ville spirituelle

Ville mystérieuse, doyenne des villes impériales du Maroc, Fès en est la capitale spirituelle. Immense cité labyrinthique, enchanteresse, enigmatique, sa médina est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Berceau des grandes familles marocaines, elle a vu naître et grandir nombre de personnalités politiques et intellectuelles, hommes et femme témoignent de son rayonnement culturel et de son art de vivre. Immense centre artisanal, espace hors du temps, y cisèlent, sculptent, façonnent inlassablement tous les corps de métiers d’art traditionnel marocain comme jadis leurs ancêtres qui réalisèrent les fabuleux décors des admirables mosquées, palais et medersas.

Fès est la ville des Idrissides. Selon la légende, son nom fut donné à cette ville après la découverte d’une pioche lors des premières fouilles. Elle fut bâtie par Idriss Ier, descendant direct du Prophète Mahomet. Persécuté par les rois abbassides qui régnaient alors à Bagdad, il s’enfuit chez les Berbères du Maroc et rallia autour de lui la majorité des tribus du pays qui le proclamèrent roi à Oualili (Volubilis). Assassiné sur les ordres de Haroun Arrachid, roi abbasside, son fils lui succéda. Moulay Idriss II voulut doter son empire d’une grande capitale et choisit Fès, en 808, en raison de la position privilégiée qu’elle occupe pour mener à bien une domination régionale mais aussi à cause de la riche plaine du Saïss, située au pied du jbel Zalagh, arrosée par une cinquantaine de sources et parcourue par l’oued Fès. Le site constituait également un carrefour stratégique entre le couloir de Taza, axe est-ouest, seule route entre la côte atlantique et le Maghreb central et l’axe nord-sur, route des caravanes qui relie le Rif à Sijilmassa, porte de l’Afrique noire, ville de l’or. La vocation commerciale de Fès était née.

Fès, empreinte des changements laissés par les dynasties, va connaître tant des moments de gloire qu’un cruel déclin mais rien ne lui ôtera jamais son rayonnement culturel et spirituel.

Tout au long de l’année, se déroulent plusieurs évènements culturels qui drainent des milliers de touristes sous les étonnants décors naturels et la douce blondeur des remparts de Fès. Ces manifestations contribuent largement à redonner à cette ville mystique sa splendeur d’antan. Le plus prestigieux est le Festival des Musiques Sacrées du Monde qui se déroule chaque année au début du mois de juin. Durant toute une semaine, un bouquet de chants et de musiques spirituels de tous pays est proposé. Il a été honoré en 2001 par les Nations Unies parmi les sept événements mondiaux ayant contribué au dialogue des cultures. Parallèlement a lieu le Festival dans la ville qui anime différents lieux phares comme Bab Makina, Bab Boujeloud ou Dar Tazi avec des films, des conférences et des expositions, l’objectif étant de communiquer un air de fête à la ville tout entière. Outre cet événement spirituel et culturel prestigieux, la fondation Esprit de Fès organise d’autres manifestations : le Festival du Melhoun et de la poésie urbaine, le Festival Maâdi et Samaâ. Le Festival Jazz in Riads qui se déroule dans de somptueuses maisons comme Dar El Ghalia ou la Palais Hadj Omar Lebbar, le Riad Misbah, Dar Andalou et le Palais et Mokri. Le Festival de Fès d’art culinaire honore les cuisines du monde dont la cuisine fassie, très réputée, notamment avec la célèbre pastilla aux pigeons et aux amandes, les tagines de poulet au citron ou de viande du mouton, ainsi que les succulents gâteaux au miel et les cornes de gazelles qui ravissent les palais de tous les âges.

Deux moussems ont lieu chaque année à Fès. Le premier, d’envergure nationale, est le moussem de Moulay Idriss II, patron de la ville. Il a lieu à l’automne et draine des foules venues de l’ensemble du Royaume. Ses cérémonies comprennent des prières, des chants de musique al Ala et de musique al Melhoun ainsi que diverses autres festivités. Le second, plus local, est lié à la corporation des barbiersas qui l’organise autour du sanctuaire de Sidi Ali Boughaleb, vers la fin du mois d’octobre. D’autres moussems ont lieu dans les environs de la cité et même si ce type de manifestation a quelque peu perdu de son sens sacré, elles conservent tout leur charme et attirent beaucoup de participants.

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Une nouvelle thérapie, centrée sur les intestins, permet de nettoyer au sens propre les émotions négatives : angoisses, tristesse, dépression.

En effet, l’intestin évacue les restes de l’alimentation que votre corps ne peut digérer, mais il a aussi pour fonction d’évacuer les reste des hormones des émotions : sérotonine, acétylcholine, noradrénaline, GABA.

 

Tout comme il peut se dérégler et mal évacuer l’alimentation, il peut également peiner à évacuer ces hormones, provoquant une accumulation source de désordres émotionnels.

L’hydrothérapie, qui est une technique douce de lavement des intestins accompagnée de massages enveloppants, peut alors avoir l’effet d’une véritable « mini-psychothérapie » chez certaines personnes qui, enfin, lâchent prise… Non seulement, un réel assainissement du gros intestin s’opère, mais aussi un grand nettoyage du surplus émotionnel et des lourdeurs psychiques.

Votre second cerveau

Les récentes recherches en embryologie (étude des embryons), ont conduit à une étonnante découverte : les cellules nerveuses de l’intestin proviennent du même feuillet embryologique que celles du cerveau.

Cela signifie qu’à un moment donné du développement de l’embryon, des cellules nerveuses se séparent du cerveau principal pour migrer dans le ventre et former, au niveau des intestins, un second système nerveux, que l’on appelle le système nerveux entérique.

Intestin et cerveau sont bien sûr séparés chez l’adulte, mais une communication permanente se maintient via le nerf vague, également appelé nerf n°X ou nerf pneumogastrique.

Comme le cerveau, l’intestin comporte d’ailleurs des neurones, au nombre de 200 millions, et on y retrouve l’essentiel des neurotransmetteurs du cerveau (sérotonine, acétylcholine, noradrénaline, GABA…). L’exemple le plus spectaculaire est celui de la sérotonine, un neurotransmetteur qui influence les états d’âme et qui est produit à 95 % … par les cellules nerveuses de l’intestin !

Mais bien d’autres neurotransmetteurs sont impliqués, selon le gastroentérologue français Michel Delvaux, qui parle de « Sensibilité viscérale » dans son ouvrage du même nom. (1)

La découverte des liens entre cerveau et intestins est si révolutionnaire qu’elle a donné naissance à une nouvelle discipline : la neuro-gastro-entérologie. Michael Gershon, professeur d’Anatomie et Biologie Cellulaire de l’Université de Columbia aux Etats-Unis, a désigné les intestins comme le second cerveau, dans un livre célèbre, The Second Brain, paru en 1999.

 

D’après Michael Gershon, « le cerveau intestinal serait capable de se souvenir ; il participerait à la phase des rêves pendant le sommeil en produisant de la sérotonine et constituerait vraisemblablement la matrice biologique de l’inconscient. » (2)

T-R-I-P-E-S = E-S-P-R-I-T

Cela fait cependant des siècles que les philosophes s’étonnent de l’anagramme TRIPES = ESPRIT.

Bouddha lui-même disait qu’« un sage est quelqu’un dont les intestins fonctionnent bien » !

La Chine Taoïste connaît une technique, le Chi Nei Tsang, qui concentre son travail sur toute la sphère abdominale. Chi Nei Tsang signifie littéralement « travailler l’énergie des organes internes ». Cette discipline propose de résoudre les tensions profondément ancrées et de restaurer la vitalité physique comme psychique en travaillant sur les structures viscérales et le positionnement des organes internes.

De nombreuses observations cliniques, plus récentes et plus proches de nous, permettent également de considérer les intestins comme le « cerveau des émotions ».

Ivan Pavlov (1849-1906) – médecin-physiologiste russe – a démontré qu’un chien dont le fonctionnement digestif est normal, contracte ses intestins lorsqu’un chat pénètre dans la pièce.

Il en est de même pour l’être humain. Nous contractons aussi nos intestins lorsque nous sommes effrayés ou lorsque nous ressentons d’autres types d’émotions. A l’opposé, lorsque nous nous relaxons, nous relâchons nos intestins et le travail digestif peut commencer.

Digérer les émotions

Selon la psychologie biodynamique, fondée par Gerda Boyesen (1922-2005), chacun de nos organes possède deux fonctions, l’une physiologique et l’autre émotionnelle. C’est un des principes de la médecine chinoise : par exemple, le cœur est la pompe du système circulatoire et l’organe donnant la faculté d’aimer. Quant à l’intestin, ses deux fonctions sont définies comme suit :

 

– Fonction physiologique : le péristaltisme est l’activité de l’intestin permettant de digérer le bol alimentaire.

– Fonction émotionnelle : le psycho-péristaltisme est cette autre activité parallèle qui permet de digérer les résidus métaboliques des conflits émotionnels (adrénaline, noradrénaline, etc …).

Le psycho-péristaltisme est donc un moyen de régulation naturel des conflits émotionnels. Quand le stress est trop important, cette autorégulation – qui intervient naturellement dans les moments de détente, pendant le sommeil et avec l’aide du rêve – ne peut plus se faire. Les conflits sont refoulés et l’organisme se cuirasse. Il est alors nécessaire de restimuler le psychopéristaltisme grâce à un massage dit biodynamique, pour permettre la « digestion des émotions ».

Le grand nettoyage intestinal

Et c’est dans ce but d’évacuation des déchets émotionnels que les techniques de nettoyage des intestins sont encouragées depuis la nuit des temps. On pense alors à la fameuse purge yogique (shankaprakshalana) ou encore au traditionnel lavement, et plus récemment à l’irrigation du côlon (ou hydrothérapie du côlon).

Une des techniques qui me paraît la plus intéressante, l’hydrothérapie du côlon, est centrée sur le drainage du gros intestin. Le côlon reçoit un apport d’eau douce filtrée via une canule (tube en plastique ou en caoutchouc), à usage unique stérile. La progression de l’eau est accompagnée par des massages abdominaux doux et enveloppants. Cette eau sera ensuite évacuée, toujours par le même dispositif, et couplée à des massages plus appuyés sur tout le cadre colique, c’est-à-dire la région des viscères encadrée par le colon, afin d’aider à l’élimination des matières et des résidus plus anciens.

Non seulement, un réel assainissement du gros intestin s’opère mais aussi un grand nettoyage du surplus émotionnel et des lourdeurs psychiques, qui peut donc s’apparenter à une « mini- psychothérapie ». L’irrigation du colon allège aussi bien le physique que le mental !

Compléter l’effet avec l’ostéopathie

Les résultats sont étonnants quand l’hydrothérapie du côlon est couplée à l’ostéopathie.

Grâce au nettoyage du « second cerveau » par l’hydrothérapie, le terrain est déblayé. Une fois que place nette a été faite, l’ostéopathe repositionne, plus aisément et plus efficacement, les viscères et les organes annexes de toute la région abdominale.

Certaines douleurs lombaires sont mêmes totalement annihilées suite à une irrigation colonique lorsque la cause principale s’avérait être un encombrement intestinal massif.

La personne manipulée sera également moins sujette aux débordements émotionnels puisque l’irrigation du côlon aura, d’ores et déjà, épuré des émotions plus ou moins enkystées.

Réellement, vos angoisses auront été… nettoyées.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis et Candide Loiseleur – Infirmière-Naturopathe, Formatrice, Hygiéniste du côlon

 

 

Santé nature innovation via sott

Bibliographie :

(1) « Sensibilité viscérale : comprendre, diagnostiquer et traiter la dyspepsie et le syndrome de l’intestin irritable », Michel Delvaux, Editions Springer, 2002.

(2) «The Second brain » – Michael D. Gershon – Ed. Harper – (1999).
« Hygiène intestinale – Irrigation du côlon » – Ch. Arizi, Fr. Gross, J.T Blain – Axiomes – (1997).

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De plus en plus fréquente dans le monde, l'insuffisance rénale aiguë (IRA) est grave par sa morbi-mortalité immédiate et par les séquelles rénales qu'elle induit.

La prévention de l'insuffisance rénale, thème principal de la Journée mondiale du rein le 10 mars 2016, passe par le repérage des situations à risque et l'instauration de mesures préventives.

Ainsi, en médecine généralela prévention de l'IRA nécessite :
  • d'identifier les patients et les médicaments à risque,
  • de dépister tôt l'IRA et d'en identifier les causes,
  • d'évaluer la gravité et de réagir vite !

Cette démarche de prévention de l'IRA en soins primaires, résumée ici dans ses grandes lignes par le Pr Alain Baumelou, est par ailleurs traitée au sein de la VIDAL Reco "Insuffisance rénale aiguë de l'adulte", synthèse des recommandations françaises et internationales, élaborée par notre Comité d’experts et adaptée à la pratique médicale (la consulter ici)
 

La prévention de l'insuffisance rénale aiguë en soins primaires repose sur les médecins généralistes (illustration).


En 2016, la Journée mondiale du rein (10 mars 2016) est principalement dédiée à la prévention, prévention de l'insuffisance rénale chronique (IRC) certes, mais aussi et presque surtout prévention de l'insuffisance rénale aiguë (IRA). 

Au premier chef donc, la prévention de l'IRA (Cf. VIDAL Reco "Insuffisance rénale aiguë de l'adulte") parce qu'elle est de plus en plus fréquente d'une part, et qu'elle fait le lit de l'IRC d'autre part.
Elle est fréquente même en médecine de soins primaires et surtout chez le patient âgé (J Am Soc Nephrol 2011).
Elle est grave du fait de ses morbidité et mortalité immédiates, notamment chez le sujet âgé, mais aussi par les séquelles rénales qu'elle induit et qui peuvent se traduire plus tard sous la forme d'une IRC (N Engl J Med 2014).
 
Arbre décisionnel - Insuffisance rénale aiguë : prévention
(extrait de VIDAL Reco "Insuffisance rénale aiguë de l'adulte")



Les sujets âgés, principale population à risque d'IRA
Les sujets âgés constituent la principale population à risque d'IRA, du fait de l'âge en lui-même mais aussi des multiples autres comorbidités habituellement associées au grand âge, notamment le diabète, et par lapolymédication, banale à cet âge.

Sont également à risque les patients souffrant de cirrhose (syndrome hépatorénal) et de myélome.

Certaines classes médicamenteuses sont liées au risque d'IRA 
L'usage de certaines classes médicamenteuses, communément utilisées chez les sujets âgés, est lié à l'IRA. Ce sont :
  • les anti-inflammatoires non stéroïdiens, sélectifs ou non,
  • les diurétiques,
  • les antagonistes de l'angiotensine 2 (IEC, ARA2 et aliskiren),
  • certains antibiotiques par toxicité ou hypersensibilité,
  • et les produits de contraste iodés.
 
La néphropathie des anticoagulants : une IRA médicamenteuse moins connue
Une mention particulière doit être portée à une IRA médicamenteuse moins connue, sans doute sous-diagnostiquée et dont la fréquence augmente : la néphropathie des anticoagulants.

Elle a été initialement décrite chez des patients « sur-traités » par warfarine (INR > 3).
Le mécanisme en serait une déplétion en thrombine induite par l'anticoagulant.
Les études animales et des observations cliniques laissent à penser que l'effet pourrait être observé aussi avec les nouveaux anticoagulants oraux (J Thromb Haemost 2015).
 
Pour prévenir l'IRA : la dépister tôt
En pratique, c'est l'historique des créatininémies qui alerte.

Mais ce n'est pas si simple, car l'augmentation de la créatininémie est proportionnellement beaucoup plus faible que la baisse du débit de filtration glomérulaire (DFG) : par exemple, une femme de 80 ans dont la créatininémie passe de 70 à 100 µmol/L a en fait un débit de filtration glomérulaire qui s'effondre de 70 à 45 mL/min !!

Et, dans le domaine de l'IRA, les estimations du DFG par les formules ne sont plus adaptées : l'équation de Cockcroft-Gault est trop imprécise, la formule MDRD (Modification of diet in renal disease), plus précise, a fait consensus jusqu'à 2009 mais on tend à lui préférer la formule CKD EPI, un peu plus précise notamment pour le dépistage de diminutions modérées du DFG (Cf. VIDAL Reco "Médicaments et fonction rénale / Evaluation du DFG" et Calculateurs MDRDs - CKD-EPI - Cockcroft sur le site de la Société francophone de néphrologie).

Des marqueurs précoces de l'atteinte tubulaire sont à l'étude, mais pas encore utilisables en routine.
 
Une fois le patient à risque d'IRA identifié, réagir rapidement !
Si la prescription d'un médicament néphrotoxique comporte plus de bénéfices que de risques :
  • s'assurer de l'absence de déshydratation préalable et, en sa présence, la corriger avant la prescription  ;
  • discuter l'arrêt momentané des antagonistes de l'angiotensine 2 ;
  • vérifier la créatininémie deux ou trois jours après le début du traitement.

Avant la prescription d'un produit de contraste iodé (scanner, coronarographie, et toute autre artériographie)chez un sujet à risque, il est recommandé d'assurer une expansion volémique par administration veineuse de serum salé ou bicarbonaté.
Aucune autre prévention médicamenteuse ne fait consensus.
 
Une fois l'IRA identifiée, identifier les causes et évaluer la gravité 
Il s'agit en premier lieu d'éliminer les causes évidentes :
  • en recherchant des signes d'hypovolémie ou de déshydratation extracellulaire orientant vers une insuffisance rénale fonctionnelle,
  • en faisant pratiquer une échographie rénale pour s'assurer de l'absence de dilatation des voies excrétrices.
Il s'agit également d'évaluer la gravité de l'IRA au moyen du score RIFLE ou Risk Injury Failure Loss ESRD (End Stage Renal Disease) qui définit les différents stades de sévérité d'IRA.
Celui-ci est détaillé dans la recommandation VIDAL Reco "Insuffisance rénale aiguë de l'adulte".

En pratique, une augmentation de 200 % de la créatininémie (stade 3 de RIFLE), une oligurie, une acidose ou une hyperkaliémie sévères justifient une évaluation immédiate en service spécialisé (Nice Clinical Guideline 2013).

Pour être complet 
L'insuffisance rénale aiguë dont il est question ici est celle du soin primaire mais ce n'est pas la seule présentation : l'IRA du soin primaire n'a en effet rien à voir avec l'IRA du péri-opératoire et dupolytraumatisme dont la morbidité et la mortalités sont encore plus lourdes, ni avec l'IRA survenant dans les pays émergeants dont la fréquence augmente (infections bactériennes, parasitoses, xénobiotiques de toutes sortes)
L'augmentation de fréquence de l'IRA dans toutes ses présentations inquiète l'Organisation Mondiale de la Santé.
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c’est un organe protecteur … premier rempart contre les agressions du monde extérieur, soleil et microbes surtout,
c’est un organe sensoriel … le tact est un sens fondamental, les poils et les ongles participent à sa différenciation,
c’est un organe d’absorption … l’eau, certaines graisses et de nombreux oligo-éléments traversent la peau,
c’est un organe d’élimination … les glandes sudoripares ont d’ailleurs la structure et la fonction de « petits reins »,
c’est un organe de régulation thermique … par ses phases de vasoconstriction (au froid) et de vasodilatation + transpiration.

Csps peau

Le grand symptôme : les démangeaisons (prurit)

2 types de prurits :

— améliorée par le grattage (peut se gratter jusqu’au sang !).

« stagnation de sang » par vide d’énergie = chaleur locale. Quand on gratte, on amène de l’énergie
reste à trouver si c’est une « stagnation par plénitude » (de sang ou de lymphe) ou « par insuffisance » à corriger l’anémie.
— aggravé par le grattage à cas de « feu » (type même : piqure d’abeille, crise d’urticaire, empoisonnement médicamenteux).

Il existe des prurits :

« siné matéria » en dehors de toute dermatose, exemples dans l’augmentation de la bilirubine, l’insuffisance rénale, les intoxications médicamenteuses …
« psychogène », avec tic de grattage ?
« génital » ou « prurit voluptueux », qui peut avoir tout un tas de causes, dont psychogène (frustration ?)
Csps dermatoimage

Aide au diagnostic des cas fréquents 

La recherche étiologique portera sur l’existence d’une maladie de système (allergies, diabète, syphilis, varices …) et sur les facteurs susceptibles d’altérer la peau :

––> certains sont externes : coups de soleil, températures extrêmes, les contacts répétés avec des produits irritants (lessives, essence, moisissures, eau salée …), les abus de crèmes et de parfums,

––> certains sont alimentaires (conservateurs, adjuvants, alcool, tabac et caféine = épuisent les réserves en vitamines) ou dues des agents chimiques (maladies professionnelles : colorants, chrome, nickel-cobalt …).

—> beaucoup sont médicamenteuses :

Les allergies ou intoxications médicamenteuses sont aussi fréquentes :
Anticonvulsivants, vit. B12, Chlore ou Brome … acné, furoncles …
Pénicillines … mycose ou furonculose, éruptions urticariennes, œdème de Quincke
Tétracyclines … érythèmes pigmentés, pseudoporphyrie, onycholyse …
Rifampicine … pemphigus (présence d’auto-AC circulants)
Sulfamides … maladie sérique, syndrome de Lyell (met en jeu le pronostic vital).
Salicilés (aspirine) … vascularite
Hypotenseurs et diurétiques … lichens érosifs, hypertrichose, éruptions bulleuses …
Bêta-bloquants … éruptions psoriasiformes, lichenoïdes ou lupiques
D-pénicillamine, Captopril, Lithium … pemphigus, lichens, exanthèmes divers
ACTH et Halopéridol … pilosité (sourcils, narines, oreilles …)
Radiothérapie … peau sèche, chute des cheveux et des ongles
Anticoagulants … nécrose hémorragique
Corticoïdes par voie générale … peau sèche et desquamante, aspect cushingoïde
Corticoïdes locaux… acné, atrophie cutanée, télangiectasie et hypertrichose !
NB. Ces toxidermies médicamenteuses demandent une enquête méticuleuse, elles sont présentent chez 95% des patients allergiques.

Dans de nombreux cas, les troubles ont une origine interne, typique d’une dysfonction organique ou expression d’un trouble psychique (2/3 des cas chroniques avouent les dermatologues !).

Directe : peau = Poumon, cheveux = Rein, ongles = Foie

Et taches blanches sur les ongles = Vésicule biliaire

Indirecte : dermatose = chaleur au sang (avec pensées – Shen – perturbées) + manifestation à l’avers (= Poumon + G.I.), expression d’une énergie perturbée (dans la relation sang / énergie)

Pour améliorer l’état général de la peau, vous pouvez toujours conseiller :

-les « anti-oxydants » : vitamines A, C, E, Zinc et enzymes = SOD, Catalase, Glutathion, Peroxydase,
-les activateurs de la synthèse du collagène : complexe de viamines B, Cuivre et Magnésium, acides aminés = cystéine, méthionine,
-les activateurs de cicatrisation : Manganèse, Sélénium et Silicium.
Comprendre votre problème personnel (ce qui suppose un interrogatoire soigné, de la diététique à l’affectif), puis lever les barrages progressivement, grâce à l’utilisation d’oligoéléments, de plantes médicinales et de Nosodes ou Sarcodes choisis pour compenser spécifiquement votre problème, c’est mieux, c’est plus durable, même si c’est parfois plus long et moins spectaculaire.

Medicament dermato

« La peau, jetée comme un manteau à la surface de l’organisme, en reproduit l’aspect général, le limite dans l’espace et l’individualise vis-à-vis du monde extérieur » Pr. Ruckebusch.

Les poètes ont vu en la peau une sorte de « miroir de l’âme » : quand il vous renvoie une désagréable image de vous-même, essayez de comprendre pourquoi, ne vous précipitez pas sur les pommades qui enfouiront la dysfonction en la laissant évoluer à bas bruit, en profondeur (= les métastases morbides de ce qu’Hahnemann appelait la « Psore secondaire »). NB. ne confondez pas, comme beaucoup d’allopathes, les causes et les manifestations !

« La guérison cutanée ne sera définitivement obtenue que lorsque la maladie interne sera maîtrisée définitivement » R. Bachelerie.

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En célébrant la journée mondiale du rein, 10 mars, le débat sur le don d'organes au Maroc resurgit au sein des associations et spécialistes.

Malgré la nouvelle loi et les campagnes de promotion et de sensibilisation des Marocains à l'importance du don d'organe, le nombre de greffes d'organes est très en deçà des capacités dont disposent les centres hospitaliers marocains.

Selon le Pr. Hakima Rahou, membre de l'Association marocaine pour le don d'organes et de tissus (AMDOT), Au Maroc, il faudrait procéder à 700 prélèvements par an. Or, seulement 6 prélèvements en 2014 et 10 en 2015 ont été réalisés, soit 1,3 greffe rénale par million d'habitants. C'est honteux comme résultat, selon lui, seulement 5% de patients bénéficient d'un donneur cadavérique au moment où 70% ne trouvent pas de donneur.

194  greffes rénales ont été réalisées ces  trois dernières années, alors que le sort de 154 malades, dont les cas sont extrêmement graves, dépend de la générosité des donneurs de reins. Pour combler le déficit en greffe rénale, le Maroc on a besoin de 18.000 reins.

Pour sauver des vies, un geste de don d'organe devrait être nécessaire, la greffe doit se faire à partir d'un donneur vivant, selon Hassan Trabelsi, chef de la direction des hôpitaux au ministère de la Santé. La liste nationale des donneurs de reins en possession des hôpitaux publics ne dépasse guère mille personnes, un chiffre qui reste très faible, confirme-t-il.

Selon des statistiques, douze greffes de foie ont été effectuées sur les trois dernières années, 63 cas d'implants cochléaires  pour traiter la surdité, 194 transplantations rénales, 1425 greffes cornéennes et 109 opérations de transplantation de la moelle osseuse.


En savoir plus sur http://www.pharmapresse.net/pages/actualites/don-d-organes-les-marocains-souffrent.html#9GFIFvRjvGeaaG3P.99
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samedi, 19 mars 2016 13:58

ADMF invité d'honneur

Le bureau de l'association Attadamoun des aides pharmaciens de Fès nous ont contacté pour être leur invité d'honneur à leurs journées qui se tiennent le 19 et 20 mars 2016 . C'est une belle reconnaissance pour notre association avec le mot de président lu lors de l'inauguration et le trophée remis à la fin de cette dernière . Sachant que ces journées ont pris une dimension nationale avec la participation d'associations d'autres villes .notre participation vient pour répondre à une invitation de la part d'une association qui a les mêmes soucis et ça répond à une clause de notre statut : la collaboration avec des associations du même intérêt .
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